16 octobre, 2014

déclinaison de cashmire


C'est bizarre comme juste un détail ou un mot peut vous pousser une note. Une de ces pousse bouse.
Ce matin j'ai mis une chemise au motif cashmire que ma achetée le bosco au prisu.
je sais on dit monoprix.
En fait régulièrement quand mes affaires deviennent un peu trop usées, tachées par d'indélébiles loupés ou couvertes d'accrocs résultants de ce bizarre toc qu'on les objets de vouloir me retenir, la reine des appros intervient.
"Tu représente le navire,quand même, si tu le fais pas pour toi, fais le pour l'équipage, regarde toi, un vrai largué sur une chaloupe."
Hargh ! le quand diras t'on à encore des siècles devant lui. je devrais me mettre en domino -croque mort- cravate c'est plus jeune. étouffant, ça respire ce bizarre passé si enfoncé par notre mondialisation.
Mais je m'éloigne, pour changer.
Kashmir.
A la fin de ma quatrième tout mes livres de classe étaient recouverts de ce joli motif. Des couvertures en plastique épais sur fond vert. je n'en ai pas vu le motif pour cette rentrée scolaire, Mais la mode tourne vite . Le re voila.  il est passé par ma chemise. il repassera donc par la.
Kashmir.
C'est d'ailleurs à peu près a cette époque que mon disparu de cousin est revenu de cette contrée qui n'a rien a voir avec le motif du même homonyme.
Il portait, comble de la honte pour nos yeux de tcho crafleux de l'époque, les cheveux longs tressés sur une nate unique et un pantalon en velours uni orange. Le tout surmonté d'une tunique brodée en toile grise et d'un ridicule couvre chef aussi plat qu'un kouig amann.
Swag.
En ces temps reculés, pas une seule de ces inutiles religions ne l'avait stoppé dans son ascension des chemins poussiéreux vers les hauts plateaux de l'himalaya. Le monde était fermé pareil,les hommes s'entretuaient déjà, mais pas du même côté.c'est comme la mode, ça tourne. Ah ! Hier .
il nous avait emmené pendant l'été, nous les sales morveux. Une sortie de mini trekking avec un vrai beatnik, ce mot vite terrassé un peu plus tard par la mode et ce bourgeois hippie, la zone.
Pas si loin que ça, non, La bas dans la sombre,serrée et si silencieuse forêt de pin, la haut sur le plateau de Californie. Ce trou noir de l'Europe  dans un autre tour du temps,
A la nuit tombée, dans le crépitement du feu, on écoutaient ce vieil aventurier d'a peine plus de vingt piges avec des yeux émerveillés, les nomades de Jehlu, la crue lors de la mousson, c'était un flux ininterrompu. Mais on gobaient pas tout, hein, l'histoire des loups du désert de dash eKavir, c'était un peu trop.
Un tchatcheur qui dépareillait pas la famille celui-la.
En final,vous me direz c'est une note bien inutile, ben non c'est une gamme ou plutôt une déclinaison du mot cachemire, c'est un joli mot, qui fait plein de ricochet lumineux dans ma mémoire.
D'ailleurs plutôt que le motif, le voyage du zincou, c'est plus cet envoutant rouleau compresseur musical qui me revient le plus souvent de ce terme
Kashmir.
Je vous laisse , mon bus se pose, à pâques heu non à Trinité. Et puis on rentre dans le vif des ors d'automne, et ce son qui monte dans le casque me fait comme des trous au motifs paisley dans ma mémoire.
Je reviendrai avec la neige.
Ou pas.